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Comment je suis devenu le roi des Izards

by La rédac Chouf Tolosa

En trois jours, Zakariya est passé du stress de l’inconnu à la notoriété d’amuseur public. Il livre un récit lapidaire de cette ascension fulgurante.

Un récit des Izards par Zakariya *

Lors de la dictée des Izards le 3 juin 2056 (photo: Pascal Champlon)

J’habite au nord de Toulouse. Un jour ma mère m’a ramené à Izards attitude, qui est un endroit à Trois cocus pour s’amuser, faire des activités et pour faire ses devoirs. Que tu sois en primaire, au collège ou au lycée, tu peux faire tes devoirs, c’est pour tout le monde.

Pour les devoirs, c’est jeudi, pour les activités, c’est mercredi.

C’était il y a 2 ou 3 ans.

Le premier jour, j’étais timide je ne connaissais personne, je stressais.

Deuxième jour, j’étais moins timide, je me suis fait une amie, Damia. On s’est rencontrés à Izards attitude mais après on a découvert qu’on était dans la même école et que nos mères se connaissaient depuis longtemps. J’étais fier d’avoir une amie.

Le troisième jour, j’ai fait rire tout le monde parce que je faisais le clown, des grimaces et des blagues, comme : qu’est-ce qui est jaune et qui attend ? C’est Jonathan. Tout le monde est devenu ami avec moi et a été impressionné parce que en trois jours, j’étais devenu le roi de la galerie.

Aujourd’hui, je vais toujours à Izards attitude faire mes devoirs et en même temps pour voir mes amis. Tous les mercredis on fait des ateliers, théâtre, jardinage, jeux de sociétés ou des sorties culturelles.

Et voilà l’histoire.

* Récits des Izards

Fin avril 2026, les Ateliers de Chouf Tolosa ont animé un atelier d'écriture pour l'association Izards attitude. Il s'agissait d'accompagner des habitant·es dans l'écriture d'un texte personnel. Seule contrainte, il fallait un lien, même ténu, avec le quartier. Ni thématique, ni format imposé, ni taille requise, aucune exigence de style ou de « niveau ». 

Le résultat de cet atelier est bavard : tous les textes racontent à leur façon, avec des mots d'enfants, de femmes, de mères, l'importance du tissu associatif dans un quartier. Ils disent qu'un centre social, une association et des animateurs·trices ayant l'éducation populaire à cœur sont les premiers outils et les meilleur·es allié·es pour découvrir, rencontrer et s'ouvrir des chemins d'émancipation. 

Chouf Tolosa vous donne à lire ces micro-récits qui disent aussi la vie, la joie et la solidarité des quartiers, plus forts que leur mauvaise réputation. 
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