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Notre virée rocambolesque à Paris

by La rédac Chouf Tolosa

Alors qu’elle n’y avait jamais mis les pieds, Nassima s’est retrouvée malgré elle meneuse d’un groupe de touristes toulousaines à Paris. Avec quelques SMS et un restau kabyle, elle s’en est sortie.

Un récit des Izards par Nassima *

L’incontournable visite de la tour Eiffel… (photo Izards attitude)

Le mercredi 1er novembre 2023, on a pris le train à destination de Paris, avec David, coordinateur de projet à l’association Izards Attitude. Il y avait des adhérentes, moi et nos enfants. On était 9 personnes à participer à ce voyage faisant suite à un projet de l’association pour découvrir la capitale.

Problème, David ne pouvait pas rester avec nous pendant les deux jours que devait durer le séjour. Panique à bord ! Car personne ne connaissait cette grande ville qu’est Paris.

Tant qu’il était là, le premier jour, on a visité l’Assemblée Nationale, la Tour Eiffel et les Champs-Elysées. A l’Assemblée Nationale, on a été accueillis par Anne Stambach Terrenoir et François Piquemal, députés LFI de Toulouse. Avec elle, on a visité l’hémicycle, la bibliothèque et les couloirs de l’Assemblée, sans rencontrer de députés.

Après ça, on a été à la Tour Eiffel. On a regardé cette grande tour mais sans y monter.

On est ensuite rentrés dans les boutiques pour acheter des souvenirs et on s’est arrêtés pour manger dans un restaurant près du métro. Puis on est rentrés à l’hôtel. Le soir, les moins fatiguées, dont moi, sont sorties avec David et tous les enfants pour aller sur les mythiques Champs-Elysées. Que de lumières et de monde à cet endroit, la nuit…

On a apprécié l’atmosphère de cette ville bruyante, vivante et tellement diversifiée. Les places à Paris sont magnifiques, rien à voir avec celles de Toulouse, autant par la grandeur que par la fréquentation. Il y a bien les pickpockets contre lesquels on nous met en garde dans le métro mais on n’y a pas été confrontés, heureusement.

* Récits des Izards

Fin avril 2026, les Ateliers de Chouf Tolosa ont animé un atelier d'écriture pour l'association Izards attitude. Il s'agissait d'accompagner des habitant·es dans l'écriture d'un texte personnel. Seule contrainte, il fallait un lien, même ténu, avec le quartier. Ni thématique, ni format imposé, ni taille requise, aucune exigence de style ou de « niveau ». 

Le résultat de cet atelier est bavard : tous les textes racontent à leur façon, avec des mots d'enfants, de femmes, de mères, l'importance du tissu associatif dans un quartier. Ils disent qu'un centre social, une association et des animateurs·trices ayant l'éducation populaire à cœur sont les premiers outils et les meilleur·es allié·es pour découvrir, rencontrer et s'ouvrir des chemins d'émancipation. 

Chouf Tolosa vous donne à lire ces micro-récits qui disent aussi la vie, la joie et la solidarité des quartiers, plus forts que leur mauvaise réputation. 

La caractéristique des grandes villes, c’est que l’on s’y sent vite désorienté car tout est grand et nouveau. Alors, le lendemain, après le départ de David, j’étais stressée, surtout que celles qui étaient restées comptaient sur moi : elles me disaient que j’avais l’habitude de sortir à Toulouse. Sauf que à Paris, il y a 14 lignes de métro alors qu’il n’y en a que 2 à Toulouse…

Heureusement, au téléphone depuis Toulouse, une responsable de l’association m’a expliqué comment faire et m’a envoyé toutes les infos par SMS. Grâce à ces infos m’indiquant les lignes de métro à emprunter, on a réussi à s’orienter et on a pu quitter notre hôtel situé dans le quartier de Belleville, pour visiter Montmartre. C’était mieux que de rester à l’hôtel jusqu’à 19 h.

… et un petit tour sur la butte Montmartre (photo Izards attitude)

Après la visite de la basilique du Sacré cœur de Montmartre, on a cherché où manger et, pour mon plus grand plaisir, on a découvert un restaurant kabyle dans le quartier de l’hôtel. J’en ai profité pour demander pourquoi à Paris les gens étaient si stressés et peu joviaux : en sortant pour prendre le bus, on avait salué les gens et on avait été étonné de constater que personne ne nous calculait, alors qu’à Toulouse tout le monde répond naturellement à nos bonjours. Le chef du restaurant m’a expliqué que c’est parce que c’est une grande ville où les gens n’ont pas le temps.

On a fini notre virée en récupérant nos bagages déjà prêts, à l’hôtel, et en nous dépêchant pour être sûrs de ne pas rater notre train. Et on est reparti le soir de la gare Montparnasse, riche en boutiques que l’on a pu visiter pour finir ce séjour qui fut court mais intense et riche en péripéties.

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