Dounia a pu se rendre en Ariège en hiver pour découvrir la neige lors d’une sortie avec Izards attitude. Ella a aimé et compte bien renouveler l’expérience.
Un récit des Izards par Dounia, 11 ans *

Je m’appelle Dounia, j’ai 11 ans, j’habite à Toulouse et j’ai toujours rêver d’aller à la neige car je ne l’avais jamais vue.
Mais un jour, il y a deux ans, ma mère m’a dit : « tu voulais pas voir la neige ? ». J’ai répondu : « oui ! » Et là, elle m’a dit « Alors prépare toi , on va y aller le 24 février… »
J’étais trop contente : enfin, j’allais réaliser mon rêve. On est partis à Aulus-les-bains, en Ariège. On était assez nombreux, une cinquantaine environ, le bus était rempli: des mamans, des enfants et des ados.
Certains, comme moi, n’avaient jamais vu la neige. Quand on est arrivés, je me suis précipitée pour la toucher. J’étais bien équipée, j’avais une combinaison, un bonnet, des bottes de ski mais pour sentir la neige, j’ai enlevé mes gants, bien sûr. La sensation dans les mains était incroyable… J’ai vraiment adoré ce froid et cette légèreté.
On a rejoint ensuite l’auberge pour se reposer un peu du voyage qui avait duré environ deux heures. Et puis, nous sommes allés nous essayer à la luge. Je suis descendue et tombée plusieurs fois, vu que la pente était raide.
L’année suivante, on est reparti au même endroit. J’ai encore fais de la luge et cette fois, j’ai aussi pu fabriquer un bonhomme de neige avec mes amis.
On a passé des moments que je n’oublierais jamais, je remercie surtout Mounia qui a organisé cette sortie avec Izards attitude.
Et je me dis « vivement l’an prochain ! » : peut-être que cette fois, j’essaierai le ski.
* Récits des Izards
Fin avril 2026, les Ateliers de Chouf Tolosa ont animé un atelier d'écriture pour l'association Izards attitude. Il s'agissait d'accompagner des habitant·es dans l'écriture d'un texte personnel. Seule contrainte, il fallait un lien, même ténu, avec le quartier. Ni thématique, ni format imposé, ni taille requise, aucune exigence de style ou de « niveau ».
Le résultat de cet atelier est bavard : tous les textes racontent à leur façon, avec des mots d'enfants, de femmes, de mères, l'importance du tissu associatif dans un quartier. Ils disent qu'un centre social, une association et des animateurs·trices ayant l'éducation populaire à cœur sont les premiers outils et les meilleur·es allié·es pour découvrir, rencontrer et s'ouvrir des chemins d'émancipation.
Chouf Tolosa vous donne à lire ces micro-récits qui disent aussi la vie, la joie et la solidarité des quartiers, plus forts que leur mauvaise réputation.
