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Les Trois cocus, un quartier multiculturel

by La rédac Chouf Tolosa

Nadia s’est rapprochée des Trois cocus pour les activités des enfants. Elle y a découvert un quartier vivant et chaleureux où subsistent des espaces de solidarité et de partage.

Un récit des Izards par Nadia *

Je m’appelle Nadia, ça fait deux ans que je fréquente le quartier des Trois cocus dans le nord de Toulouse. Toutes les personnes que j’ai connues me racontaient que les quartiers, c’est pas bon. Mais quand j’ai eu des problèmes scolaires pour mon fils, j’ai été obligée de chercher un lieu pour l’aide aux devoirs.

L’école m’a alors proposé d’aller au centre social des Trois cocus car là où j’habite, à Borderouge, il n’y a pas de structure d’accueil pour les enfants.

Les Trois cocus est un quartier qui peut connaître des difficultés, un manque de moyens, des problèmes sociaux. Les jeunes, en particulier, n’arrivent pas à trouver leur place, à trouver du travail qui correspond à leurs compétences ou leurs envies.

Mais en vrai, c’est un quartier plein de vie : les rues sont souvent animées du matin au soir. Il y a une grande place avec de petits commerces, le marché tous les mercredi, des enfants qui jouent dehors et des habitants qui discutent entre voisins. Sur la place, on trouve une bibliothèque, la poste et l’école. L’ambiance entre les personnes est chaleureuse, même avec moi. Le quartier abrite des gens venus de plusieurs pays, les langues se mélangent comme une musique vivante et reflètent les différentes cultures des habitants. En se promenant, on peut sentir des odeurs de cuisine arabe, africaine ou antillaise, plats épicés, recettes traditionnelles, etc. Tout cela crée une ambiance vivante, très riche, ou chaque rue raconte une histoire différente.

* Récits des Izards

Fin avril 2026, les Ateliers de Chouf Tolosa ont animé un atelier d'écriture pour l'association Izards attitude. Il s'agissait d'accompagner des habitant·es dans l'écriture d'un texte personnel. Seule contrainte, il fallait un lien, même ténu, avec le quartier. Ni thématique, ni format imposé, ni taille requise, aucune exigence de style ou de « niveau ». 

Le résultat de cet atelier est bavard : tous les textes racontent à leur façon, avec des mots d'enfants, de femmes, de mères, l'importance du tissu associatif dans un quartier. Ils disent qu'un centre social, une association et des animateurs·trices ayant l'éducation populaire à cœur sont les premiers outils et les meilleur·es allié·es pour découvrir, rencontrer et s'ouvrir des chemins d'émancipation. 

Chouf Tolosa vous donne à lire ces micro-récits qui disent aussi la vie, la joie et la solidarité des quartiers, plus forts que leur mauvaise réputation. 

Il y a un lien humain fort et dynamique dans ce lieu où la solidarité et l’énergie des habitants font la différence. Par exemple, le centre social et l’association Izards attitude organisent chaque année une grande fête pour Noël. Toutes les femmes du centre social préparent alors des cadeaux pour les enfants, des gateaux et du chocolat chaud. Et en été, sur la grande place, on organise des activités pour les enfants et un karaoké dans la soirée.

J’ai commencé à fréquenter Izards attitude pour participer à toutes ces activités et rencontrer d’autres personnes. Et grâce à mon fils, j’ai découvert que les Trois cocus est un bon quartier. Il n’y a rien de vraiment dangereux. Et surtout, le danger peut être un moyen de renforcer la confiance en soi : on apprend à gérer la peur sans paniquer, et au final, cela devient une compétence.

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