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Un plateau contre les violences policières

by Meryem Bahia

Le 12 décembre dernier devait se tenir au TGI de Toulouse le procès de Mathieu Rigouste, chercheur et militant violemment interpellé par des policiers de la bac en juin 2013, mais accusé de violences sur agents, outrages et rebellions. Le procès a, une fois encore, été reporté. Mais le Comité Vérité et Justice 31 avait organisé un rassemblement de soutien devant le palais de justice. Et le collectif et plusieurs personnalités se sont retrouvés le jour même dans les locaux de la radio Canal Sud pour un direct de cinq heures contre le racisme d’état et les violences policières.

Extrait du film « Le Bruit, l’odeur et quelques étoiles » réalisé par Eric Pittar et sorti en 2002. Ce film documentaire relate l’histoire de la mort d’Habib Ould Mohamed, dit Pipo, sur le quartier de la Reynerie en 1998.

Ce jeudi 12 décembre, dans le studio de Canal Sud, quatre micros et une succession de plateaux et d’invité.e.s principalement de Toulouse, mais aussi d’ailleurs. L’occasion pour le Comité Vérité et Justice 31 de donner la parole aux premières et aux premiers concerné.e.s par les violences policières et le racisme d’état. Cinq heures de direct divisées en séquences thématiques au cours desquels sont intervenus Mathieu Rigouste, chercheur et militant contre les violences policières, son avocat Julien Brel, Benjamin Francos, avocat et membre de l’Observatoire contre les violences policières (OPP) et Odile Maurin, militante de Handi’social, condamnée quelques jours plus tôt, le 6 décembre, à un an d’interdiction de manifestation pour avoir entravé un camion de police avec son fauteuil roulant lors d’une manifestation de gilets jaunes. Sont également présents Farid Benfodil, ami d’Habib, dit Pipo, tué à la Reynerie en 1998 (ici, un article à lire et un son à écouter “Habib-Pipo, 20 ans après”), Farid El Yamni, frère de Wissam El Yamni, tué en 2011 à Clermont-Ferrand et Rachid, frère de Jaouad, mort en 2018 à la maison d’arrêt de Seysses. Ainsi que Laila, militante contre l’islamophobie et Leila du collectif Génération Spontanée ; le Comité pour Angelo; le Comité Vérité et Justice 31; Samir du Mouvement de l’immigration et des banlieues (MIB) ; Révolte Décoloniale, collectif regroupant des étudiant.e.s non-blanc.he.s de Science-Po Toulouse; et Basile, enseignant à la Reynerie.

Aujourd’hui, Chouf Tolosa vous propose d’écouter une des séquences de ce direct : Farid Benfodil, Farid El Yamni et Rachid se retrouvent autour de la table, avec leurs histoires qui résonnent dans le calme in-rompu du studio d’enregistrement. Le 12 décembre, soit 21 ans après la mort de Pipo comme le rappelle Farid. Cet écart temporel ne distancie pas les récits qui se rencontrent et se répondent. Le temps n’efface pas tout, surtout pas la vérité, sûrement pas quand elle glisse des lèvres des plus agé.e.s jusque dans les oreilles des plus jeunes. Rendre public ce travail de mémoire, c’est une manière d’inscrire sa force dans l’urgence permanente de la lutte contre les violences policières ; dans l’histoire plus globale de la résistance de tous les David contre tous les Goliath.

Podcast du plateau contre les violences policières réalisé le 12 décembre 2019 à Canal Sud, en présence de Farid Benfodil, Farid El Yamni et Rachid.

Émission réalisée par le collectif Comité Vérité et Justice 31.

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Da10niho666 25 janvier 2020 - 19 h 39 min

Je pense que le problème vient de la formation des policiers qui est tout simplement insuffisante.
Les policiers sont des gens qui ont rater leurs concours de gendarmerie où bien ce sont fait jeter de l’armée car ils n’avaient pas le niveau.
Ce n’est pas anodin qu’il ya toujours des problèmes avec la police et jamais avec la gendarmerie. Car ces derniers , sont formés , respectueux, ils savent garder leurs sang froid, et font tout simplement leurs travail en général.
Les policiers doivent avoir une formation plus approfondie, un suivi psychologique et ne doivent pas faire un travail qu’ils en sont pas capables , car souvent il ya des dégâts . La police est juste compétente à faire la circulation , les PV dans les centres villes , ou bien la paperasse ! Laissons le vrai travail de terrain aux professionnels , qui sont là gendarmeries.

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